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Solidarité

Écharpe solidaire : rencontre avec la Présidente du Fonds Nominoë - CHU de Rennes

28 mai 2020 11:00

En cette période de crise sanitaire, le personnel hospitalier a été particulièrement mobilisé et l’est toujours. C’est pourquoi le Stade Rennais F.C. a choisi le Fonds Nominoë pour reverser les bénéfices qui seront réalisés lors de la vente de l’écharpe solidaire créée par les supporters. Entretien avec Véronique Anatole-Touzet, Présidente du Fonds Nominoë et Directrice Générale du CHU de Rennes.



Madame Anatole-Touzet, qu'est-ce que le Fonds Nominoë ?

Nominoë est un fonds de dotation créé par le CHU de Rennes pour associer les Bretons, qu’ils soient entrepreneurs ou particuliers, afin d’améliorer, ensemble, la vie des patients ou de leur entourage à l’hôpital et l’environnement de travail des soignants du CHU de Rennes. 


Que permettent les dons faits à Nominoë ?
Depuis son lancement en 2014, nous avons rassemblé 1500 donateurs, 1200 particuliers et 300 entreprises. Grâce à ces soutiens, Nominoë a financé de nombreuses actions : les Maisons des Parents pour accueillir les familles d’enfants hospitalisés à l’hôpital Sud, des dispositifs de relaxation pour améliorer le confort de vie des malades placés en unité de soins palliatifs et à l’EHPAD, les tablettes numériques pour les patients de la maternité et en hématologie adulte, des décors et vidéos adaptés pour moins de stress, moins de prémédications et plus de confort pour les enfants en imagerie et urgence pédiatrique.

Nominoë soutient des projets, ceux que je viens de mentionner et d’autres à visée thérapeutique ou épidémiologique. Nous avons financé deux grands projets dont les donateurs peuvent être fiers. Le premier est la biobanque « Pierre Rochcongar » pour mieux comprendre les déterminants des maladies et élaborer les traitements spécifiques à chaque patient. Plus récemment, un système combinant numérique et intelligence artificielle pour améliorer le diagnostic des cancers et les maladies dégénératives est en cours de déploiement en anatomopathologie, une première en Europe.


La crise de la Covid-19 vous a-t-elle orienté vers de nouvelles problématiques ?
Le contexte sanitaire a été très mobilisateur pour prendre en charge les patients et aussi  protéger les soignants. Les donateurs ont été très nombreux à apporter leur contribution et leur soutien.

Grâce à ces élans de solidarité, le Fonds a permis d’apporter des éléments de confort dans les salles de repos des soignants, particulièrement pour les services réanimation et urgences. Nous avons fait l’acquisition de fauteuils de repos et de cocons de micro-siestes.

La formidable mobilisation des Bretons donne aussi la possibilité de proposer un test sérologique à l’ensemble des personnels hospitaliers du Groupe Hospitalier de Haute-Bretagne (CHU de Rennes, CH de Montfort, Saint-Méen-Le-Grand, Redon/Carentoir, Fougères, Vitré, La Guerche de Bretagne, La Roche aux Fées-Janzé, Grand Fougeray et Les Marches de Bretagne). Notre proximité géographique avec l’entreprise NG Biotech qui se situe à Guipry, nous a permis d’ acheter en avant-première 15.000 tests sérologiques, très simples à utiliser. Ces tests, outre de mesurer la protection des soignants vis-à-vis de la COVID 19, permettront de faire avancer la recherche épidémiologique et médicale. 

 

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Les élans de solidarité ont dû se multiplier depuis quelques mois…
Depuis l’apparition de l’épidémie Covid-19, la mobilisation des Bretons en faveur des soignants est exceptionnelle. Qu’ils soient entrepreneurs, particuliers, artistes, sportifs, associations ou clubs philanthropiques… Tous ont eu de formidables élans de générosité. Aujourd’hui, le soutien du Stade Rennais F.C. est un nouvel encouragement qui touche toute la communauté hospitalière, qui comprend d’ailleurs de nombreux supporters du club. Les soignants nous disent combien il est stimulant et réconfortant de savoir que les acteurs du territoire sont derrière eux. On sait combien les joueurs sont portés par leurs supporters dans un stade, c’est la même chose pour les soignants et les professionnels de santé.


Le déconfinement offre-t-il du répit aux soignants ou est-ce un trompe l’œil ?
Certains services en première ligne ont beaucoup donné et poursuivent leurs efforts, d’autres moins mobilisés pendant la crise le sont aujourd’hui pour accueillir les patients dont l’intervention a dû être reprogrammée. Tous les professionnels de santé sont engagés y compris dans les clusters du territoire, et le CHU a répondu présent en soutien de régions en plus grandes difficultés pour accueillir des patients ou soutenir les équipes.


La vigilance doit donc rester de mise pour chacun de nous tous ? Pour soulager les hôpitaux ?
Oui la vigilance s’impose car le virus est toujours là. À ce stade, les médecins, les spécialistes en épidémiologie et virologie sont unanimes pour dire qu’il y a trop d’inconnues pour parier sur l’avenir. En tout état de cause, les professionnels du CHU sont fiers d’avoir su faire face à la crise et de continuer à répondre à la mission de service public et de santé publique du CHU au service des Bretons.


Pour tout savoir sur le Fonds Nominoë, rendez-vous sur fonds-nominoe.fr

 

 

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