Le Onze de légende et leurs remplaçants plébiscités par les fans Rouge et Noir.


Petr Čech
Néo portier de la sélection nationale A de République tchèque, Petr Čech est enrôlé par le Stade Rennais F.C. à l’été 2002, à l’âge de 20 ans, en provenance du Sparta Prague. Dès son arrivée, il étale son talent, impose son gabarit dans les cages, entre puissance et agilité. Ses nouveaux coéquipiers de la Piverdière remarquent très vite la classe internationale du jeune Petr. Lors de sa première saison, il confirme toutes ses qualités et est désigné meilleur portier du championnat. Après 18 mois en Bretagne, il part empiler par dizaines les trophées et les distinctions personnelles outre-Manche avec Chelsea et Arsenal. Pour avoir fait l’unanimité lors de son passage, Petr Čech est le premier atout du Onze de légende des supporters.
Cyrille L'Helgoualch, Président du Stade Rennais History Club : « Petr est l’un des plus grands gardiens ayant joué au Stade Rennais, au regard notamment de sa carrière. D’autres gardiens ont été tout aussi performants mais on parle là de l’un des meilleurs au monde. Il progressait nettement au fur et à mesure des matchs. »

Romain Danzé
2001, année du début d’une longue relation de confiance et de loyauté entre le club bretillien et le Finistérien. Espoir du football breton passé par Ploufragan, le « décathlonien » douarneniste s’impose au centre de formation Rouge et Noir grâce à sa polyvalence, son intelligence de jeu et son impressionnant volume de courses. Joueur au mental d’acier qui a su se relever de deux ruptures des ligaments croisés, « La Danze » s’élève au fil des ans au rang de légende Rouge et Noir en comptabilisant à la fin de sa carrière, 376 matchs avec le SRFC, deuxième record du club. En remerciement pour ses services et sa fidélité, le n°29 est retiré de la liste des numéros.
« La Danze ! On est sur de l’indiscutable. Pourquoi ? Parce qu’il fait partie des joueurs, quand on est entraîneur, que l’on couche en premier sur une composition d’équipe. Ce sont des joueurs toujours très fiables et à la hauteur des évènements. »

Kader Mangane
Le public Rouge et Noir aime les joueurs combatifs. Kader a incarné cette exigence venue des travées à merveille, entre 2008 et 2012. Non content d’être le pilier défensif de son équipe durant quatre années, Kader compte aussi 11 buts avec le Stade Rennais F.C., une stat' soulignant le caractère essentiel de sa présence dans le Onze de légende. Athlétique, charismatique, l’international sénégalais porte le brassard Rouge et Noir durant deux saisons. Dans les couloirs de la Piverdière, il est apprécié de tous. Malgré le revers de 2009 au Stade de France, « Kadou » a laissé une empreinte indélébile de son passage en Bretagne.
« Ça peut paraître plus surprenant mais Kader c’était le roc. Il a laissé l’image d’un vrai personnage en défense, très dur derrière, très bon joueur. C’est mérité ! »

Nayef Aguerd
Membre d’une génération dorée, de l’ère européenne 2018-2024, Nayef Aguerd débarque en 2020, après deux saisons à Dijon, où le long de la Vilaine il parfait sa panoplie complète du défenseur moderne. À l’interception, à la relance, à la construction, dans les airs ou parfois dans les 18 mètres adverses, son abattage pour le collectif conquiert le public breton. Impliqué et attachant, l’international marocain a gagné en seulement deux ans sa place dans le Onze de légende.
« Il rendait ceux qui jouaient autour de lui meilleur. Je l’aurais mis aussi. C’est le défenseur moderne par excellence, complet. On demande aux centraux d’être propre techniquement et serein, ils répondaient à tout ça. »

Ramy Bensebaïni
Ramy est de la même veine que Nayef. Combatif, doué et camarade de vestiaire irréprochable. Dans son couloir gauche, le natif de Constantine se montre intraitable, à coups de duels tranchants, de grandes enjambées et de passes millimétrées. Abordable et rayonnant, Ramy Bensebaïni a marqué les supporters stadistes. Avant son départ pour le Borussia Mönchengladbach en 2019, quelques semaines après avoir renversé le PSG au Stade de France, l’international algérien frôle la barre des 100 matchs en Rouge et Noir.
« Il apparaît aussi car il était le joueur côté de la saison 2018/2019. Au-delà du talent, car il a réalisé une saison exceptionnelle, on est aussi dans l’affect, il a été un des grands bonhommes de la victoire en Coupe de France. C’est un arrière gauche élégant. »

Benjamin André
Celui qui souleva le trophée à Saint-Denis est porté en héros après cinq saisons pleines (184 matchs, 10 buts, 13 passes décisives). Dès son arrivée en provenance d’Ajaccio, « Benji’ » s’impose comme un rouage essentiel – quels que soient les coachs, quelles que soient les tactiques – du dispositif rennais. Vaillant récupérateur, il se voit confier le brassard, à l’aube de sa quatrième saison en Rouge et Noir, comme une récompense supplémentaire de son engagement à défendre sans compter le blason. L’amalgame entre le caractère bien trempé du Niçois et l’exigence du public breton a scellé une union indéfectible, jalonnée de succès historiques.
« Il est arrivé sur la pointe des pieds et est reparti en soulevant la coupe. Patron du milieu de terrain, un joueur qui n’a pas forcément eu la reconnaissance à la hauteur de sa valeur. Il fait partie des joueurs qui auraient mérité de connaître l’Équipe de France. »

Eduardo Camavinga
Eduardo incarne à merveille l’excellence de la formation rennaise et les valeurs qui font notre institution : fierté du territoire, humilité et dépassement de soi. En avril 2019, alors que le club se prépare pour la conquête d’un troisième titre national, les fans Rouge et Noir assistent à l’éclosion du jeune Cama, alors qu’il n’a que 16 ans et 4 mois. Sa précocité, son talent, sa fougue sur le terrain et son sourire communicatif font mouche. Celui qui a passé son enfance à Fougères irradie tous ceux qui l’entourent, les supporters savent qu’il va falloir profiter de chaque instant, de chaque sortie du milieu de terrain – 88 matchs en Rouge et Noir – il rejoindra bientôt un très grand d’Europe.
« Eduardo c’est la formation rennaise, le sourire, des capacités au-dessus de tous les autres de son âge. Quand on l’a vu débarquer dans l’effectif, on a tout de suite su que l’on avait affaire à une pépite. On a aimé l’aimer. »

Benjamin Bourigeaud
Entendre son nom chanté au stade ou dans la ville vous garantit de faire partie des légendes du SRFC. Arrivé humblement à l’été 2017, Benjamin Bourigeaud quitte le cocon lensois pour le défi rennais. Poli, cheveux impeccables, le n°14 fait bonne impression dès son arrivée à la Piverdière. Grâce à sa patte droite et sa générosité, il prouve sans tarder que le SRFC a fait le bon choix. Coupe de France 2019, déplacements épiques à Londres, Séville, Jablonec… Il est de toutes les grandes conquêtes du SRFC. Après 311 capes, 66 buts et autant de passes décisives, légende parmi les légendes, sa présence dans le onze relève de l’évidence.
« Notre chouchou à tous. On s’est rendu compte que quand il était moins bien, l’équipe baissait en efficacité. C’est un joueur qui donnait le tempo d’un groupe. »

Olivier Monterrubio
Faire le chemin entre la Beaujoire et la route de Lorient n’est jamais chose aisée. Estampillé Jaune et Vert après une petite dizaine d’années passée chez le rival, le natif de Gaillac pose les pieds dans la capitale bretonne en 2001. Son soulier gauche charme très vite les habitués de la route de Lorient mais aussi les réfractaires. Grâce à des performances régulières, il s’établit longuement et joue 216 matchs, inscrit 41 buts et délivre 33 passes dont un bon nombre pour Alexander Frei avec lequel il forme un des duos fabuleux du championnat hexagonal. Rubio a participé à six saisons avec le SRFC qui lui ont permis d’entrer avec force dans le cœur des supporters rennais.
« La patte gauche, une qualité d’élimination et de centre hors pair. Un joueur comme il en existait peu à l’époque, une pépite dans une équipe, un joueur à la très grande intelligence de jeu. Il mérite largement sa place dans ce onze. »

Alexander Frei
C’est la lame tranchante du couteau suisse. Quatre lettres, qui selon les générations, ont résonné au stade ou plus tard dans les récits nostalgiques. Serial buteur dans son pays, le natif de Bâle rejoint le championnat français à l’hiver 2003. À Rennes, Pierre Dréossi, alors Manager général, veut en faire le fer de lance de l’attaque Rouge et Noir. Les six premiers sont ceux de l’adaptation et c’est sous l’ère László Bölöni que le festival offensif débute. Alex Frei finit sa première saison complète avec 20 buts, deuxième meilleur buteur de première division. La suivante, il termine sur la première marche avec 20 buts là encore. Du pied droit ou du pied gauche, de la tête, de n’importe quelle position, son adresse et son sens du but font mouche à presque tous les coups. Incisif sur le terrain, l’international suisse est tout aussi redoutable devant les médias, ne mâchant jamais ses mots. Têtu, besogneux, le joueur de la Nati avait déjà toute l’âme d’un Breton avant de faire du stade de la route de Lorient son jardin.
« Alex Frei c’est un profil de joueur ultra-intelligent dans le jeu, adroit devant le but. Les qualités de ces joueurs-là ne s’apprennent pas, c’est inné. On parle ici d'un profil extraordinaire. Il sentait le foot ! C’est rare. »

Ousmane Dembélé
Comme son aîné suisse, Ousmane Dembélé a ce truc en plus, cet amour de la chose bien faite, où chaque geste peut renverser le cours d’un match. Cette magie déconcertante qui choque les esprits. Les amateurs de ballon rond l’ont découvert un soir de SRFC / Bordeaux, pour sa deuxième apparition en pro. Facile et déroutant, lui-même ne sait sur quel pied danser. Formé à l’Académie Rouge et Noir, ses éducateurs n’avaient de cesse de rappeler le caractère unique de son talent et le destin qui lui tendait les bras. Dix ans avant de se voir remettre le ballon d’Or, il inscrira notamment un triplé mythique dans le derby face à Nantes, vidant à lui seul le parcage adverse de ses occupants.
« De là à penser qu’il serait ballon d’Or, on ne l’aurait peut-être pas imaginé mais c’est le joueur qui savait tout faire. Je l’ai vu entrer dans le groupe à l’entraînement les veilles de matchs de coupe d’Europe, il mettait la misère à tout le monde, incroyable dans les petits espaces. »
Félicitations à Thomas Corlay, Yoann Maraton et Yoann Merrien. Tirés au sort à l’issue du jeu « Onze de légende », ils remportent chacun un maillot collector des 125 ans et une place pour le match anniversaire Stade Rennais F.C. / FC Metz.