Hier lundi, jour de rentrée et à la veille de chausser les crampons, les Espoirs sont partis à la rencontre de passionnés du SRFC, pour mesurer la responsabilité de représenter le blason Rouge et Noir. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté de l’Académie de permettre à ses pensionnaires de cerner l’identité du SRFC.
Porter le maillot du Stade Rennais F.C., ce n’est pas rien. La vidéo diffusée en début d’atelier retraçant la « dernière ovation » de Romain Danzé a planté le décor. Le Finistérien a défendu la tunique pendant 18 ans, et a joué 376 matchs professionnels au club. Le Stade Rennais F.C. est devenu son club et Romain a noué des liens sincères avec ses supporters. Qu’ils soient représentants d’associations de supporters, statisticien et archiviste incollable sur le SRFC ou Directeur d’un grand festival culturel rennais, ils ont la passion commune du club des bords de Vilaine et l’ont donc racontée aux joueurs de la N2.
Parmi eux, Claude Guinard, Directeur des « Tombées de la Nuit », a évoqué son attachement à son club de cœur. « Je trouve ça très chouette. Pouvoir échanger avec cette jeune génération, qui pour certains seront un jour en équipe première, c’est un plaisir. J’aime beaucoup cette démarche de développer ce lien entre les joueurs et la ville. C’est même un privilège de parler de ma passion avec mes mots. On est quasiment aimanté par ce club. Je ne suis pas un spécialiste, juste un citoyen qui est persuadé que le Stade Rennais fait partie de l’ADN de cette ville. Comment a-t-on pu maintenir cette passion avec de nombreux accidents et désillusions ? C’est ce qui fait aussi la magie de ce club. De temps en temps, un petit passage à vide permet de remettre les pieds sur terre. Je suis très sensible à l’idée de communauté et de collectif. Quand les choses sont faites collectivement, c’est merveilleux. Il n’y a pas d’autres enceintes qu’un stade pour embarquer des gens aussi différents. En tant qu’adulte, on retrouve une âme d’enfant avec le Stade Rennais. C’est un club de l’élite maintenant mais il sait d’où il vient et quelle est son identité. »

Côté joueurs, Yann Batola (à droite sur la photo) était très à l’écoute des témoignages, pour comprendre ce qui attise le brasier du Roazhon Park, ce qui nourrit la passion pour le Stade Rennais F.C. Et très souvent, celle-ci est difficile à expliquer, viscérale finalement. « Je n’ai pas forcément eu de grand club tout près de chez moi quand j’étais petit mais, à les écouter, je comprends leur passion pour le Stade Rennais et cette envie de voir leur club rayonner. Quand on se déplace dans la région, on voit beaucoup de maillots du Stade. Le club a créé quelque chose de grand ces dernières années et une osmose entre tous. C’est un club très familial » explique le natif d’Orléans. « On n’a pas toujours l’occasion d’avoir cette proximité avec les supporters. C’est intéressant » enchérit-il. Souvent dans les tribunes du Roazhon Park lorsqu’il n’est pas à jouer avec la Pro 2, Yann a constaté toute l’importance du public les jours de match à domicile. « On l’a vu la saison dernière. Grâce aux supporters, les joueurs peuvent donner encore plus, se transcender et obtenir de meilleurs résultats. Les pros donnent tout de la première à la dernière minute et c’est bon exemple pour nous les jeunes. »
Dans la salle, on s’est permis cette analogie. Qui de la poule ou de l'œuf était là le premier ? Sont-ce les Rouge et Noir qui enflamment leur stade ou les supporters qui transcendent nos joueurs ? Dans l'assemblée, on s'est accordé pour dire que c’est une alchimie, un cercle vertueux. L’amour du maillot, le respect du blason, et l’envie commune des acteurs et des spectateurs du Roazhon Park de donner le meilleur permet depuis plusieurs années au Stade Rennais F.C. de briller. « C’est effet boule de neige est formidable » résume ainsi le jeune gardien.