U17 Nationaux : R.Ferrier : « Se servir de cette saison pour avancer »

Deux semaines après le revers en demi-finale du championnat de France U17, Romain Ferrier revient sur sa première saison à la tête du groupe U17 Nationaux. Une année riche en matchs et en enseignements. 

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Romain, comment juges-tu la saison de ton équipe ?

C’est une saison très positive tant au niveau de la progression des garçons qu’au regard des résultats qui n’est que la partie visible du travail de nos jeunes. Ce qui est d’autant plus satisfaisant est d’avoir pu vivre cette saison en s’appuyant sur un groupe d’une trentaine de joueurs qui a toujours su répondre présent.

 

Justement, derrière les U17 Nationaux se cachent deux générations prometteuses sur lesquels le club pourra compter les saisons prochaines.

Tout à fait. Cette saison, nous avons joué avec beaucoup de joueurs de la génération 2000 car beaucoup de 1999 ont été convoqués en U19 Nationaux pour compléter l’effectif ce qui est en soi très positif dans une logique de formation. Les U16 ont rapidement pris la mesure du championnat U17 et ils sont montés en puissance au fil de la saison. Au total, 34 joueurs ont été utilisés, ça prouve la profondeur et la qualité de la catégorie U17.

 

Nous nous focalisons sur les Nationaux, mais il ne faut pas oublier que les U17DH ont eux aussi été performant…

Effectivement, Ludovic Royer et ses joueurs ont réalisé une belle saison en DH. Ils terminent eux aussi en tête de leur championnat et accèdent en Division Honneur Elite ce qu’est une très bonne nouvelle pour les jeunes et le club. Le niveau se resserre, cela demandera plus de travail la saison prochaine. Si le parcours des Nationaux a été si passionnant, c’est aussi l’affaire de tous les formateurs de la catégorie qui ont poussé nos jeunes à atteindre un cap cette année.

 

La saison a été longue (28 rencontres officielles), quel match t'a le plus marqué ?

C’est difficile de retenir un match. Il y a eu certains matchs clés qui ont été révélateurs sur le plan de la cohésion de groupe. Je pense notamment à l’opposition contre le Paris SG lors du tournoi de Quevilly. Une rencontre durant laquelle les garçons ont su se prendre en main pour s’imposer en fin de match. Les rencontres face à Tours en championnat et Marseille au tournoi de Montaigu étaient intéressantes. Et puis, cette demi-finale contre St-Etienne qui nous laisse sur notre faim. Les garçons ont joué le match qu’il fallait, il manquait juste quelques détails et à ce niveau de la compétition ces derniers comptent. Peut–être qu’on manquait d’expérience. C’est bien qu’ils aient vécu ça, j’espère que ça donnera de l’appétit aux U16 la saison prochaine. J’espère également que ceux qui ont participé à cette aventure vont se servir de tout ce qu’on a vécu cette année pour avancer encore plus fort.

 

Le fait d’avoir été sacré champion très tôt dans la saison n’a-t-il pas eu des conséquences sur l'état d'esprit du groupe ?

Je ne sais pas s’il y a eu une perte de concentration. On s’est vite projeté dans une phase de formation durant laquelle on a essayé des choses. Nous ne nous focalisions plus alors sur les résultats en tant que tels mais sur le contenu produit. Et surtout, il fallait absolument les 99 puissent retrouver leurs repères avec les U16 et U17. Les garçons sans être dans la performance ont réalisé un bon tournoi de Rezé et puis on a été performant sur le ¼ de finale (victoire 5-0 contre Epinal S.A.) et la ½ finale (défaite contre St-Etienne 1-0). Je pense tout de même qu’on a laissé une bonne image du club d’autant plus qu’on était l’équipe la plus jeune, la plus joueuse, mais l’équipe qui n’est pas passée aussi. Donc il y a encore du travail.

 

Sur le plan personnel comment as-tu vécu cette saison à la tête des U17 Nationaux ?

Par rapport à la préformation, c’est un tout autre rythme avec deux sessions d’entraînement par jour. L’avantage que j’avais, c’est que je connaissais bien les joueurs. Sur le terrain, c’est sûr que ça va un peu plus vite en termes de football, c’est beaucoup plus pointu. Cette fin de saison était très intense à vivre parce qu’en tant que coach, tu es sans cesse à la recherche de ce petit plus qui peut t’emmener plus haut.