100 ans du stade : Témoignages Partie 1

L'enceinte des « Rouge et Noir » célèbre actuellement un siècle d'existence. Aujourd'hui, des fidèles supporters et François Denis, ancien capitaine du SRFC témoignent.

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Pesked et Pissou
Supporters "ultras"

" Le kop est le moteur de l'ambiance "
" Dans le stade, le kop est le seul endroit où l'on peut chanter et vraiment supporter son équipe. Nos encouragements transcendent les joueurs. D'autant plus lorsque le reste du stade nous répond. Le Roazhon Celtic Kop est le moteur de l'ambiance. Dans ce gradin, nous disputons un autre match. Celui des tribunes. Nous voulons défendre notre ville et notre identité. Nous devons rivaliser avec les supporters adverses. Sur les 350 adhérents du Roazhon Celtic Kop, un noyau dur d'ultras pousse le délire à fond. Nous sommes capables de travailler soixante jours pour fabriquer un tifo, de gueuler pendant 90 minutes, de traverser la France en autostop pour supporter notre équipe... Beaucoup de personnes ne comprennent pas notre engagement. Nous les invitons à nous rejoindre en tribune. Il faut goû ter à cette ambiance festive pour apprécier sa saveur ! "


François Denis
Capitaine du Stade rennais de 1987 à 1997

" Sur cette pelouse, on défend Rennes, la Bretagne, l'identité régionale " " Les Rennais ont toujours eu beaucoup d'ambition pour leur formation. Pas question de perdre Route de Lorient. Peu importe que le Stade Rennais évolue endeuxième division ou en Coupe d'Europe, ce public est exigeant. Les supporters sont fiers de leur club et extrêmement chauvins. Les Bretons n'aiment pas la médiocrité. Sur cette pelouse, on défend Rennes, la Bretagne, l'identité régionale. Qui dit exigeant signifie parfois dur ! Les fans doivent être convaincus par l'engagement de leurs joueurs. Ils ont besoin d'être rassurés dans le premier quart d'heure. Sinon, le public peut prendre l'équipe en grippe. L'assistance rennaise sait aussi être reconnaissante. En 1990, nous avions remonté le club en première division. C'était à Lorient lors de la dernière journée de championnat. Le soir-même, des milliers de personnes attendaient notre retour à Rennes pour nous féliciter. Ces moments de partage sont magiques. Ce sont les meilleurs souvenirs de ma carrière. "


Clarisse
Supportrice

" On veut du beau jeu, de l'engagement et des tentatives "
" Dans mon travail, je m'investis à 100%. J'attends le même dévouement de nos joueurs. Nous, supporters, attendons chaque rencontre avec gourmandise. Lorsque l'on paie notre place en plein hiver, nous voulons soutenir une équipe qui mouille le maillot jusqu'aux dernières secondes de jeu. Le Stade rennais a le droit de perdre à condition d'avoir tout donné. Je ne recherche pas la victoire coû te que coû te, mais du beau jeu, de l'engagement, des tentatives... Si les joueurs produisent du spectacle, une folle ambiance enivre les tribunes. Je rêve de revivre le dernier match disputé par Petr Cech et Alexander Frei. Lorsque le speaker a annoncé leur remplacement, le stade s'est levé pour les ovationner. 30 000 personnes, debout, ont scandé leur nom. J'en ai pleuré. Cech et Frei avaient parfois été décriés, critiqués, hués... Ce jour-là, le stade leur rendait hommage. Il leur disait " merci " pour le bonheur et les émotions transmis. Même les siffleurs ont applaudi. " Extraits tirés du livre " Supporters du Stade Rennais " de Benjamin Keltz

L'exposition intégrale est à découvrir aux abords du Stade de la route de Lorient.