A l'instar de Jean Fernandez, Guy Lacombe ou Claude Puel, Frédéric Antonetti est un vieux routier de la Ligue 1. Reconnu pour son franc-parler, Frédéric Antonetti l'est aussi pour sa passion du beau jeu. Une philosophie qui lui a permis d'atteindre par deux fois la finale de la Coupe de la Ligue avec Bastia et Nice.
Si le coach rennais jouit d'une belle réputation, c'est aussi parce qu'il a découvert des talents comme Mickaël Essien à Bastia, qu'il a su tirer le maximum d'un joueur à l'image de Marama Vahirua à Nice ou encore révélé des jeunes comme Hugo Lloris sur la Côte d'Azur et Yann Mvila en Bretagne. A Nice, l'entraîneur corse avait vu juste quant à l'avenir de l'ex-portier niçois chez les Bleus. Il a encore eu l'œil aiguisé en annonçant il y a moins d'un an que le jeune milieu de terrain rennais avait sa place en équipe de France.
Mickaël Pagis qui réside toujours dans la région rennaise apprécie Frédéric Antonetti même si son temps de jeu fut mince sous les ordres de l'entraîneur rennais. " ça peut paraître paradoxal mais j'ai passé une année extra. J'ai découvert quelqu'un de très compétent. Aujourd'hui, s'il a 400 matchs de Ligue 1, cela montre que ses compétences sont reconnues. " Et même à 36 ans, l'ancien buteur du stade de la route de Lorient a appris aux côtés du natif de Venzolasca en Corse. " Malgré mon âge avancé et le fait que je n'ai pas joué, j'ai encore progressé sur plusieurs plans. Il fait partie des valeurs sû res du championnat. Il passe beaucoup de temps dans la semaine à travailler l'animation offensive. On passait des séances entières à travailler les relations entre les joueurs sur le terrain. C'était très intéressant. " reconnaît Mickaël Pagis avant d'évoquer " l'homme ". " J'ai toujours eu de bonnes relations avec Frédéric Antonetti. C'est quelqu'un de droit, qui a du respect. "
Des qualités également reconnues par le désormais ancien Rennais Asamoah Gyan " Il a une vraie vision du football. C'est lui qui a lancé Mickaël Essien, il a fait de même avec Yann Mvila. Personne ne le connaissait auparavant. " confie celui qui évolue désormais en Première League, avant de saluer son ancien coach. " Je tiens à remercier Frédéric Antonetti. C'est un entraîneur qui m'a beaucoup apporté. Il m'a redonné la confiance dont j'avais besoin. A son arrivée, il m'a vu jouer puis il a affirmé que le Stade Rennais n'avait pas besoin d'un autre attaquant que moi. Il a eu une grande importance dans ma carrière. Je lui souhaite beaucoup de succès pour l'avenir... C'est un grand entraîneur ".
Peu adepte des apparitions sur les plateaux télés, Frédéric Antonetti préfère se concentrer sur son métier comme l'explique tout simplement Mickaël Pagis " C'est un travailleur ". Derrière les éloges de ses anciens joueurs, Frédéric Antonetti prend également beaucoup de plaisir sur les terrains à entrainer. " Durant ma carrière, j'ai coaché quelques bons joueurs. Yann Mvila fait partie de cela. Il y a eu aussi Lloris, Rémy, Ederson, Apam, Essien, Jurietti, Rool... j'en oublie surement. "
A quelques heures de son 400e match en Ligue 1, qui espérons portera chance au SRFC, Frédéric Antonetti dévoile sa vision de ce que doit " être un bon entraîneur. C'est savoir évaluer un joueur et son potentiel. Il doit aussi preuve de beaucoup de psychologie, il faut parfois jouer le rôle du père fouettard, parfois être paternel. Un bon entraîneur doit s'adapter à son club et aux moyens qu'on lui donne, il faut être utilisateur, formateur, post-formateur... c'est un tout. "