Comment est né ce projet de sketchs ?
Roger : Le Stade Rennais est venu nous demander si on pouvait apporter quelque chose pour ce club implanté au cœur de l'Ille-et-Vilaine et du pays gallo.
Fred : En complémentarité avec la Bretagne bretonnante, c'est aussi pour montrer qu'il existe aussi une identité gallèse et une langue, le gallo. Au travers de sketchs,qui passeront avant les matchs, on veut décliner cette identité purement de Haute Bretagne.
Roger : et avec le sourire si possible.
Fred : Bien sû r ! On n'est pas là pour pigner. (ndlr : pleurer)
Roger : On se rapproche plus de la galette saucisse, que de l'encyclopédie ou du dictionnaire.
Fred : Parce qu'en Basse Bretagne, ils ne connaissent point trop la galette saucisse.
Roger : Ils ne sont pas trop fort là dessus.
Fred : Ils ont la galette, qu'ils appellent la galette mais qui n'est pas de la galette.
Roger : Y en a qui disent des gauffres...
Fred : Chez nous autres, c'est bien implanté. C'est indétrônable.
Roger : On est les champions du monde de la galette saucisse. Et là où on est premier, il faut le rester.
Comment définir votre style ?
Fred : On a un regard différent. Roger s'y connaît en football, moi rien du tout, pas une miette.
Roger : Il a des lunettes, moi je n'en ai pas, ça nous fait déjà un regard différent. Les Français appellent ça un candide, nous un innocent. (à propos de son compère en matière de football). Pour parler sérieusement, on a pas mal de complicité depuis plusieurs années. On aime bien écrire ensemble.
Fred : Comme lui s'y connaît en foot, ils pensent plutôt avec ses pieds.
Roger : Lui, son nom, c'est Deschamps, mais il n'est pas champion du monde pour autant.
Fred : Non mais je suis assez cultivé.
Être diffusé sur les écrans géants du stade est un bon moyen de faire vivre le gallo...
Fred : C'est une excellente vitrine. Avant d'être des conteurs comiques, nous sommes des défenseurs de la langue gallèse. Grâce au Stade Rennais, on peut parler le gallo et montrer que la langue existe.
Roger : Et dire aux gens : soyez fier de vos racines, de votre région et de votre langue. Nos grand-mères étaient franchement aussi bien que celles des autres régions. La mienne parlait gallo et faisait de la sacrée bonne galette. Faîte sous le feu de bois avec la tuile, avec un œuf dessus, mon dieu que c'était bon. Arrête, j'ai déjà faim. Il y a surement plein de gens qui ont connu ça dans la région. Il faut qu'ils se disent que nous sommes de la même souche comme le disais le marchand de bois.