Le n°8 rennais s'est vite imposé comme un maillon essentiel dans le dispositif de Frédéric Antonetti. Le meneur de jeu briochin du SRFC a déjà inscrit deux buts et délivré trois passes décisives en Ligue 1.
ENTRETIEN :
Julien, le début du SRFC est-il réussi ? On a fait quinze matchs. C'est plutôt positif. Notre souci, c'est de toujours vouloir progresser. Notre bilan est moyen plus. On est passé à coté de certains matchs qui auraient pu être mieux maîtrisés.
Lesquels ?
Le plus gros, c'est face à l'Udinese. En terme de jeu et de production. Ensuite, il y a celui de Nancy. On doit le gagner, mais on les laisse revenir. Même si l'égalisation est un peu offerte par l'arbitre. C'est un peu exagéré par rapport à la main de Jean-Armel Kana-Biyik... Il n'y a pas de regrets à avoir après la défaite à Montpellier. A Lille, nous avons joué à notre niveau pendant 45 minutes seulement. De manière générale, on est souvent supérieur dans le jeu. Peu d'équipe nous ont mis en difficultés. Malgré cette supériorité, on s'aperçoit que l'on n'est pas capable de prendre à chaque fois les trois points, ou au minimum un point. Dans le contenu, on est sur la bonne voie. Ces déceptions doivent nous servir pour la suite.
" Marseille et Montpellier sont des références... "
Quels sont les matchs références ? A domicile, c'est la réception de Belgrade. Dans l'état d'esprit, la victoire à Marseille est un match référence. Cette victoire peut compter pour la suite. A Montpellier, on s'est perdu. C'est la référence négative.
Le bilan comptable est-il satisfaisant ? Notre objectif est de finir dans les cinq premiers. C'est à dire 60 points environ. Aujourd'hui, on est dans les temps. Avec 15 points en neuf matchs, on y est. On aurait pu avoir une petite marge d'erreur mais on ne l'a pas. L'idéal serait d'avoir entre 30 et 35 points d'ici la fin de l'année 2011.
" L'important, c'est d'avoir notre groupe au complet "
Le calendrier n'est-il pas trop surchargé ? On a commencé tôt car il fallait passer le premier tour de l'Europa League. On a fait deux matchs de plus que Sochaux, Paris ou encore Lyon. Quatre de plus que Lille et Marseille. On a le calendrier le plus chargé de Ligue 1. C'est dur mais on l'a souhaité. On apprend plus vite qu'en ne jouant qu'une fois par semaine. Ce n'est pas évident pour les joueurs qui partent en sélection. L'important, c'est d'avoir notre groupe au complet. Lorsque le groupe est plus étoffé, c'est plus facile d'enchaîner. C'est le paramètre indispensable pour durer.
Comment te sens-tu dans le schéma de Frédéric Antonetti ? Il est vraiment très intéressant. Il est certes exposé parce que ce n'est pas évident de faire le jeu et de garder le ballon. Le recrutement nous a permis d'avoir une large palette offensive, pour que cela s'accorde avec les volontés du coach et du club. On a montré que l'on était capable de le faire. Pas forcément sur 90 minutes. C'est quelque part logique. Ce que l'on veut essayer de faire, c'est maîtriser, par le jeu, un match de bout en bout. ça me plaît. On défend moins, on attaque plus. Par contre, il faut être solidaire lors de la récupération du ballon.
Les méthodes Frédéric Antonetti et Pablo Correa sont-elles différentes ? Forcément. La méthode de Pablo Correa était de faire une grosse préparation physique pour être endurant toute l'année. On travaillait beaucoup défensivement pour trouver une bonne assise. Offensivement, il nous laissait beaucoup de libertés. Avec Frédéric Antonetti, on travaille plus la possession du ballon.
Ton rôle à Nancy était-il plus défensif ? C'est différent. On défendait peut être plus car on avait moins le ballon. On ne défendait pas de la même manière, je n'avais pas le même poste. Aujourd'hui, dans une équipe, on ne peut pas se permettre de juste attaquer.
Ressens-tu la fatigue ? ça va. J'ai été laissé au repos à Udine. J'ai senti de la fatigue mais pas chronique, juste à certains moments.
" Youssouf peut devenir un joueur important "
Profites-tu de l'arrivée de Youssouf Hadji, ton ancien coéquipier, pour t'exprimer sur le terrain ? Je l'ai côtoyé pendant trois ans. J'ai appris à le connaître sur et en dehors du terrain. C'est quelqu'un qui sait communiquer et se fondre dans un collectif. Il a déjà montré qu'il allait devenir un joueur important du Stade Rennais. Je lui souhaite de réussir. A Nancy, c'était le finisseur de l'équipe. C'était un leader de vestiaire. Il était devenu capitaine. Il est capable de bonifier l'équipe.
Te sens-tu une âme de leader dans ce groupe ?
J'essaye de participer plus que je ne le faisais avant. Le fait de jouer beaucoup amène à prendre des responsabilités. J'essaie de le faire du mieux possible mais je ne me considère pas comme un leader.
" Nous ne sommes pas ridicules face à des grandes formations européennes "
Qu'apporte l'Europa League au Stade Rennais F.C. ? On a vu que face à l'Atletico, le public a répondu présent. Si on arrive à ajouter les points qui vont avec, ce sera encore mieux. Je prends beaucoup de plaisir. On joue des équipes avec des styles différents. Nous ne sommes pas ridicules face à ces grandes formations européennes. C'est encourageant pour la suite.
Qu'y a t-il de différent avec le championnat ? Le premier déplacement en Géorgie était un peu " bizarre ". C'était une destination inconnue pour nous. Le second à Belgrade était extraordinaire. C'est le stade qui m'a le plus impressionné depuis que je joue au football. L'ambiance était chaude. On va encore monter d'un cran. C'est un parfum différent du championnat.
Ce début de saison te laisse t-il du temps libre ?
En jouant tous les trois jours, on a peu l'occasion de bouger. Je suis allé deux fois en ville depuis le début de la saison. Il y a peu de place pour les loisirs. La récupération est importante. C'est plus la famille qui vient me voir que l'inverse.
A SUIVRE, LES BUTS ET PASSES DECISIVES DE JULIEN FERET EN VIDEOS