Benoît, la qualification en Europa League vous a t-elle rassurée ?
Après Montpellier, on avait à cœur de montrer tout autre chose. On aspire encore à montrer un autre visage contre Caen. Si on gagne, le couac de Montpellier sera, en partie, effacé. Le début de saison est plutôt correct avec la qualification pour les phases de poules de l'Europa League.
Quatre points récoltés en trois journées de championnat, est-ce suffisant ?
On a quand même gagné à l'extérieur. On a fait match nul face à Paris, c'est pas mal. Le gros point négatif, c'est la défaite à Montpellier. On va tout faire pour gagner face à Caen.
Es-tu impatient de retrouver ton club formateur ?
Je les ai déjà affrontés avec Sedan. C'est de moins en moins particulier. Tout ce qui m'importe, c'est de prendre les trois points. Que ce soit contre Caen ou une autre équipe, c'est pareil. Je retrouverai des têtes connues. Il y a encore quelques joueurs présents. Les dirigeants sont encore là. C'est le club de ma ville natale. Mon frère y est éducateur, mon père bénévole. Cependant, quitter le cocon du Stade Malherbe m'a fait du bien. J'étais dans une certaine routine. Je n'étais pas prêt à jouer. Je me suis posé les bonnes questions à Vannes. J'ai rattrapé mon retard, même si aujourd'hui, rien n'est gagné. Je ne changerais pour rien au monde ma situation. Je suis très bien au Stade Rennais. Mais je ne suis pas revanchard.
Comment se sont passés tes premiers pas en Coupe d'Europe ?
Quand on vient de la Ligue 2, c'est une opportunité exceptionnelle de jouer la Coupe d'Europe. C'est une grosse évolution. Je me sens capable d'y parvenir. Je ne voulais pas fuir ce magnifique challenge. Je suis déterminé, comme tout le groupe.
Comment gères-tu l'enchaînement des matchs ?
J'aspire à jouer. Une série de matchs aide à prendre de la confiance et de l'expérience. J'essaie de progresser à chaque sortie. Si le coach m'aligne, je fais le maximum. Je pense m'être bien adapté.
De l'expérience, tu as dû en emmagasiner à Belgrade...
Jouer dans une telle ambiance, je pense que ça équivaut à plusieurs matchs de Ligue 1. Les équipes sont plus fortes dans le championnat français mais l'environnement, là-bas, est indescriptible. C'était formidable.