« Le premier sentiment est la déception car s’il y a une équipe qui méritait sur les deux matchs d’aller en quart de finale, c’était nous. Encore une fois, il nous a manqué un peu de maturité. Dans notre petit temps faible, on a concédé un but sur coup de pied arrêté. Il nous a manqué d’efficacité car on a eu les occasions pour mettre le troisième but et les emmener aux prolongations. Et puis, il nous a manqué la VAR. Quand on organise une compétition européenne, on se doit de l’organiser dans les mêmes conditions que les autres. Sinon ça ne sert à rien, il vaut mieux ne pas la faire. Sur les deux matchs, on est lésé d’au moins un penalty. Ça aurait changé beaucoup de choses. Je ne veux pas accabler l’arbitre même si je pense que c’est un peu trop dans le même sens pour que ce ne soit que le hasard mais avant tout on doit jouer cette compétition dans les mêmes conditions que les autres. Il y a plusieurs décisions contraires sur les deux matchs, au moins trois. Peut-être que Rennes est un club moins attrayant que Leicester pour un quart de finale de Conference League. À nous de d’écrire notre histoire en marquant deux fois plus de buts que l’adversaire pour se qualifier. Malgré l’élimination, j’ai surtout envie de féliciter mes joueurs. On a montré un beau visage.
J’espère que l’on va apprendre. Il y a un Président célèbre, qui n’est plus là, et qui a dit un jour "J’ai compris". Il faut que l’on comprenne nous aussi.
Quand vous faîtes autant d’efforts et que vous n’êtes pas récompensés, évidemment qu’il y a de la frustration et de la colère mais on doit passer à autre chose. On ne peut plus revenir en arrière malheureusement. On doit passer à autre chose. Il faut que l’on récupère et que l’on se prépare pour la fin de championnat si on veut revivre ce genre de soirée au Roazhon Park.
Honnêtement, ça a été une soirée extraordinaire. On aurait aimé récompenser notre public par une qualification. J’ai rarement vu des ambiances comme celle-ci. À Lyon, il en a eu quelques-unes dans les grandes soirées mais avec 60.000 personnes. Faire autant de bruit avec 30.000 personnes pendant toute la durée du match, il faut leur tirer un grand coup de chapeau. »