Cette maudite 87e minute...

Il n'a pas manqué grand-chose aux « Rouge et Noir » pour signer, face au vainqueur de l'édition 2010 l'Atletico Madrid, certainement l'une des plus belles victoires de la saison. Dominateurs, les Rennais ont logiquement ouvert le score sur une frappe des 25 mètres de Victor Montaño. Mais les Rennais, malheureux, se sont fait rejoindre par Juanfran à la 87e minute...

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Les supporters rennais à la fin de la rencontre étaient certainement partagés entre frustration et satisfaction. Frustration, car les Rennais concèdent le point du match nul à la 87e minute. Face à Udine, pour leur premier match de poule, c'était déjà pendant cette fâcheuse minute que les Rennais ont concédé le second but après avoir pourtant réalisé un grand match. Ce jeudi soir, c'est bis repetitas.

Déçu par le résultat, mais quelle débauche d'énergie et quelle volonté de s'imposer de la part des Rennais. Dans une ambiance d'exception, les Bretons ont su imposer leur jeu et leur impact physique face à des joueurs espagnols parfois dépassés. Les Madrilènes peuvent être déjà heureux de rentrer à la pause sans avoir encaissé de but. En seconde période, la domination bretonne est de plus en plus présente. C'est Victor Montaño qui fait exploser le Parc des sports de la route de Lorient à la 56e minute. Rien ne semble pouvoir arrêter les " Rouge et Noir " ce soir. Pourtant Juanfran, dans un silence de cathédrale, le seul de la soirée, égalise...


LE FIL DU MATCH :

Quelle ambiance !
C'est dans une atmosphère extraordinaire que le Stade Rennais F.C. décomplexé entame cette rencontre de gala. Si les deux équipes ont un jeu tourné vers l'attaque, il faut attendre la 16e minute pour voir la première occasion du match. Et elle est rennaise : Suite à une bonne récupération, Jirès Kembo, sert Victor Montaño dont la frappe à ras de terre passe à côté.
Le Stade Rennais F.C. domine et se crée de sérieuses opportunités avant la pause. Comme à la 35e minute sur une frappe à l'entrée de la surface de réparation de Jirès Kembo. Une minute plus tard, après une belle percée, Tongo Doumbia voit son tir trop écrasé. 38e minute, la tête de Victor Montaño passe au-dessus.

ça frappe de loin !
En seconde période, ce sont encore une fois les " Rouge et Noir " qui imposent leur rythme et multiplient les frappes cadrées comme à la 51e par Stéphane Dalmat puis deux minutes plus tard par Alexander Tettey.
Ce choix s'avère enfin payant. 56e minute, Victor Montaño, d'une frappe limpide des 25 mètres, ouvre le score dans une ambiance extraordinaire.
C'est par la suite au tour de Benoit Costil, peu en vue jusque-là, de rayonner. D'abord sur un arrêt reflex génial sur une tête à la 57e minute à bout portant d'Adrian puis sur un tir décroisé et puissant, le portier masqué parvient au tout dernier moment à repousser la balle du bout des doigts en corner.

Les Rennais peuvent doubler la mise
Si les Bretons sont davantage bousculés, ils maitrisent le hors jeu et sur plusieurs accélérations peuvent alourdir le score à tout moment par des frappes de Jonathan Pitroipa, Yann M'Vila (79e) ou Georges Mandjeck (84e).
Mais une grande équipe, même bousculée reste dangereuse... jusque dans les dernières minutes. L'Atletico le démontre à la 87e minute. Sur un corner vite joué, Salvio hérite du ballon côté droit et trouve Juanfran au second poteau, qui s'y prend à deux fois avant d'armer une frappe surpuissante sous la transversale de Benoit Costil, fou de colère !

La fête gâchée...
C'est un coup de massue qui s'abat sur le Parc des sports de la route de Lorient., la déception des Rennais, épaules basses est plus que palpable. Car les Bretons ont réalisé un match de très haut niveau. Mais s'ils montrent un tel niveau de jeu associé à une telle détermination, les Rennais seront récompensés lors des prochains matchs.