Christian Gourcuff : « La pression va apporter un plus. »

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Le coach se livre avant la reprise. Alors que le dernier match de préparation s’est soldé par une défaite 1-0 sur le terrain de Swansea City, Christian Gourcuff se hâte de reprendre la compétition pour lever le voile sur certaines incertitudes.

La phase de préparation s’est achevée par une défaite. Quel est votre sentiment ?
Il y avait un contexte intéressant. On n’a pas fait un mauvais match mais fade. C’est un peu gênant. Globalement, on a eu la possession. Il y a eu des périodes où nous avons subi mais pas pendant longtemps. C’est dans le tranchant des actions que l’on a été en déficit face à une équipe de Swansea qui a beaucoup de qualités dans ce domaine. Dans la vitesse des passes et les courses, c’est au dessus. Ça pointe le doigt sur les domaines dans lesquels on doit faire des progrès.

Votre formation s’est montrée peu dangereuse en attaque. Comment l’expliquez-vous ?
Beaucoup de choses sont liées. Le jeu, c’est le mouvement. C’est donc la mobilité, l’anticipation dans les déplacements, faire les choses au bon moment… C’est le plus compliqué dans le football. Puis il y a l’application technique. Quand il y a échec dans une passe, il y a deux joueurs qui sont concernés.
Il y a évidemment un manque de percussion. D’une façon ou d’une autre, il faut que cela vienne. Dans ce domaine, l’absence de Paul-Georges Ntep est un vrai handicap.

Quel bilan faîtes-vous des matchs amicaux ?
On a eu des absents donc on part un peu dans l’inconnu. Au-delà des aspects de la gestion de l’effectif que l’on connaissait déjà, on s’en est bien sorti. Le match le plus abouti était celui face à Angers (ndlr : victoire 2-0). On avait bien maîtrisé notre sujet. Les deux derniers matchs amicaux ont été cohérents mais avec un manque de rythme.

L’équipe est-elle prête pour la reprise ?
Nous avons repris l’entraînement les premiers. Il y a eu lassitude sur la fin. Il y avait moins d’enthousiasme. On peut espérer qu’avec la reprise de la compétition, la fraîcheur physique et l’agressivité reviendront.

« avoir le soucis de la progression »

Ressentez-vous une certaine pression à l’approche du premier match de championnat ?
La pression va apporter un plus. On s’entraîne pour la compétition. Le plus embêtant pour les joueurs et le staff, c’est l’inconnu. Il y a beaucoup d’interrogations. C’est la dernière ligne droite mais la saison ne s’arrêtera pas à Nice, il y aura 37 matchs derrière. Ce qu’il faut, c’est avoir le soucis de la progression.

Pedro Mendes a hérité du brassard de capitaine pendant la préparation. Pourquoi ce choix ?
Parce qu’il a débuté les matchs contrairement aux anciens capitaines. Sur le plan tactique, il est très concerné. Pedro Mendes est un garçon qui a les aptitudes même si je n’accorde pas une importance capitale à ça.

La victoire 4-1 de Paris contre Lyon au Trophée des Champions laisse t-elle encore présager un championnat à 19 ?
De toute façon, les choses n’ont pas été bouleversées depuis la saison dernière. Paris a des moyens très nettement supérieurs aux autres. On a beau dire qu’il ne faut pas tout ramener au budget, il y a quand même des différences qui ne sont pas récupérables. Les choses sont claires. Cette équipe sera peut-être encore plus spectaculaire que la saison dernière.

Nice s’est-il affaibli avec les départs d’Hatem Ben Arfa, Valère Germain ou encore Nampalys Mendy ?
Sur le plan individuel évidemment car ils ont perdu des joueurs majeurs mais certains ont confirmé à l’image de Koziello et Seri qui sont toujours là. Ils ont tout de même une ossature qui a été la révélation de la saison. Je pense qu’avec l’arrivée de Lucien Favre (ex Borussia Mönchengladbach), que je connais bien, ils vont certainement confirmer leurs qualités collectives.

J1. OGC Nice - Stade Rennais F.C. : dimanche 14 août à 17h à l'Allianz Riviera

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