Etienne Didot de retour en Bretagne : « On vient pour gagner »

Le plus Breton des Toulousains retrouvera dimanche son club formateur. L'ancien chouchou du stade de la route de Lorient espère bien jouer un mauvais tour au SRFC dans la course à l'Europe. Entretien.

Partager
21763.jpg

" Je reste très attaché à la Bretagne "


Etienne, quatre ans après ton départ de Rennes, ce retour route de Lorient a t-il encore une saveur particulière ?
C'est toujours spécial car c'est au Stade Rennais que j'ai fait ma formation et mes débuts en professionnel. Et puis je suis Breton, je reste très attaché à la région.

Depuis ton départ, tu n'as jamais joué un match entier contre ton ancien club...
Suspendu, blessé, il y a toujours eu quelque chose. J'espère que ce sera la bonne cette fois-ci.

Quels sont les objectifs du Téfécé cette saison ?
A partir du moment où tu es dans le premier tiers du classement, si tu ne veux pas accrocher une Coupe d'Europe, ça ne sert à rien d'y être. On est bien classé. Nous sommes sur une bonne série. Se qualifier pour l'Europe serait une belle récompense. Dans le groupe, on joue depuis longtemps ensemble. On n'a pas eu de chance en Coupe cette saison, ce serait bien de faire quelque chose en championnat.


" je continuer de progresser "


Comme à Rennes, tu t'inscris dans la durée à Toulouse. Les projets à long terme te tiennent à cœur ?
Je suis comme ça. Dans la vie privée, comme dans le monde professionnel. Quand je me sens bien, j'aime faire durer les choses. A Toulouse, on joue des places intéressantes en championnat. Je continue de progresser. C'est pour cela que j'ai prolongé mon contrat l'été dernier.

On dit souvent que le SRFC et le TFC sont des clubs semblables. Confirmes-tu ?
C'est vrai que ça se ressemble un peu. Sans compter la culture foot qui n'est pas la même à Toulouse qu'en Bretagne, ce sont deux clubs formateurs. Lors des derniers matchs que l'on a joué, il y avait peut être 75% de l'équipe type issue du centre de formation. Et puis ce sont deux clubs qui sont souvent proches au classement.

Le match de dimanche est-il décisif pour la suite ?
Je ne pense pas. Il y a un mois de ça, on nous mettait dans le ventre mou et depuis quinze jours, on nous parle de Coupe d'Europe. Il reste beaucoup de journées. Ce n'est pas la peine de parler de tournant. On verra quand on sera à cinq matchs de la fin. La volonté est de gagner à Rennes. J'espère en tout cas que ce sera un beau match.


" J'aime bien le petit Pajot... "

Es-tu nostalgique de ta période rennaise ?
Nostalgique par rapport aux contacts que j'avais avec les supporters. Ils étaient supers. Pour ça, c'était difficile de partir. A un moment donné, il faut quitter le cocon pour évoluer.. Venir à Toulouse était une étape importante pour ma progression.

Quels contacts as-tu gardé avec le Stade Rennais F.C. ?
Sur le terrain, je ne connais plus grand monde. C'est surtout dans les bureaux. L'équipe a beaucoup changé. A part la " Danze " et certains jeunes qui commençaient à arriver dans le groupe comme Jires.

Le " Gwen Ha Du " est parfois brandi au Stadium. T'est-il dédié ?
Je ne sais pas. Il y en a de temps en temps. Quand on joue le Stade Rennais, c'est sû r qu'il y en a un peu plus. Les Bretons sont des voyageurs. Il y en a partout.

Es-tu toujours attentif aux résultats de ton club formateur ?
Je le suis car j'ai quand même passé des années merveilleuses là-bas. Je jette toujours un œil. Mis à part Yann M'Vila dont on sait qu'il peut faire une grande carrière, il y a le jeune Vincent Pajot. Il est agréable à regarder. Il joue simple. C'est vraiment un bon joueur. Je pense que Jires peut faire une belle carrière aussi. Il flambe cette année. Je me suis entrainé avec lui. Il est arrivé tôt à Rennes.

Vincent Pajot te ressemble dans la façon de jouer...
Il ne lui manque plus que d'être Breton !