" On ne met pas en valeur ce que l'on fait "
Frédéric, ce match à Glasgow est une nouvelle déception...
Au niveau des résultats, on est dans le dur. J'ai revu le match. Sur le projet de jeu, il y a des choses positives mais on ne met pas en valeur ce que l'on fait. Sur les deux premiers buts, on a fait des erreurs inacceptables. C'est beaucoup de regrets par rapport à ce que l'on fait et ce que l'on est capable de faire. Actuellement, on est dans une très mauvaise passe.
Êtes-vous inquiet ?
Ma seule inquiétude, c'est que l'on perde confiance. Sur ce que l'on fait, je ne suis pas inquiet. Même si le Celtic nous a battu, je préfère notre contenu. Le résultat fausse le jugement de beaucoup de personnes. Je sais que pour le futur, il vaut mieux avoir un contenu comme le notre. C'est avec ça que l'on pourra forger des victoires.
Craignez-vous une perte de confiance chez vos joueurs ?
Je ne pense pas. Jusqu'au troisième but, on a tout fait pour revenir. Je ne vais pas me battre tout le temps pour me justifier.
A chaque fois que j'entends un commentaire, il n'y a jamais rien de positif. Je n'ai pas beaucoup d'arguments car il n'y a pas de résultat au bout. Quand j'entends : " Le Stade Rennais F.C. ne fait pas honneur au football français. " On ne peut pas dire ça. On peut dire que l'on a fait des erreurs et qu'il y a eu de la naïveté mais on ne va pas prendre tout le football français sur le dos. C'est insupportable. Le résultat me donne tord mais pas le contenu.
" des coups injustifiés... "
Les observateurs sont trop exigeants à votre goû t...
Je suis responsable du contenu, pas du geste. Ce n'est pas moi qui l'effectue. La tête, ce n'est pas moi qui la rate. Il y a un décalage entre ce que l'on peut faire et ce que les gens aimeraient que l'on fasse. Je ne suis pas là pour me défendre. Quand je mets trois joueurs de 1990 au milieu de terrain et bien ils font des erreurs, il faut l'admettre. Le Stade Rennais et le football français ne sont pas capable de garder ses joueurs là cinq ans. On ne veut pas l'entendre !
Vous en demande t-on trop ?
On nous met dans les clubs riches. On a beaucoup moins de moyens que certains. On essaie de lancer des jeunes et d'en relancer d'autres. Cette politique a du mérite. L'année dernière, on a été dans les trois premiers pendant trente journées. Apparemment, c'était par hasard. On s'est effondré pendant les deux derniers mois pour diverses raisons. On entend parler que de ces deux derniers mois. La politique du Stade Rennais, c'est de l'investissement, de la patience et beaucoup de travail. On prend tellement de coups injustifiés...