J-A Kana-Biyik : « le coach ne veut pas qu'on se relâche »

Rassurant face à Sochaux le week-end dernier, le défenseur rennais va pouvoir se mesurer au gros potentiel offensif parisien. Un défi que l'ancien havrais attend avec impatience.

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Jean-Armel, tu as déjà joué au Parc avec Le Havre. Quel souvenir as-tu de ce dernier déplacement ?
Je n'en garde pas un très bon souvenir car on était repartis avec une défaite 3 à 0. J'espère que l'on ramènera les trois points. D'après ce que j'ai pu voir, l'ambiance n'est plus la même au Parc des Princes. Quand j'y suis allé avec Le Havre, c'était vraiment impressionnant. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre.

Es-tu satisfait de tes premières apparitions en défense ?
J'ai remplacé Rod au pied levé lors du déplacement à Arles-Avignon. Ce fut une rentrée assez correcte. J'ai démarré le match face à Sochaux. Je ne m'en suis pas trop mal sorti. J'ai su saisir ma chance à cause des absences de Rod et Apam. Même si j'ai mis du temps à me mettre dans le bain car j'avais plusieurs kilos à perdre. J'espère jouer le plus possible. Avec Kader et Romain, il y a beaucoup de communication. On se parle beaucoup à l'entraînement. Grâce à cela, les automatismes se créent.

Que dois-tu travailler ?
La relance et le jeu aérien. Parfois pendant les matchs, j'ai quelques sauts de concentration. C'est ce qu'il me manque par rapport et Rod et Kader. Ils sont concentrés pendant 90 minutes.

Ce match est-il un gros test pour vous ?
Oui, on s'est préparé toute la semaine pour cela. C'est bien pour un défenseur de se confronter à des joueurs du calibre du PSG. Si on arrive à ramener les trois points de Paris, on va lancer un message fort.

Tu ne veux pas te contenter du match nul...
Il faut être ambitieux dans la vie. Ce serait vous mentir que de dire qu'avec un point on ne serait pas content mais je pense que l'on a moyen de faire mieux.

Le Stade Rennais est-il sous-estimé ?
Les pronostiqueurs et les spécialistes voient un peu trop Lyon, Marseille, Paris ou Bordeaux. Ils sont choqués de voir des équipes comme Rennes, Toulouse ou Montpellier dans le haut de tableau. Il faut qu'ils se disent que les temps ont changé. Ce ne sont pas toujours les mêmes que l'on voit en haut de l'affiche.

D'autant que vous êtes en pleine confiance...
Nous sommes invaincus depuis cinq matchs. Espérons que cela continue. On a encore les moyens de prouver beaucoup de choses.

La défense est-elle la clé de votre réussite ?
Défensivement, on est assez solide. Comme le coach l'a dit, on peut faire beaucoup mieux si toute l'équipe s'y met. Mais on en est qu'à cinq matchs, on verra au bout de quinze jours pour pouvoir parler de solidité défensive.

Quel est le message du moment de Frédéric Antonetti ?
Il ne veut pas que l'on se relâche. Il nous dira toujours que l'on peut mieux faire. Et c'est vrai. Si on dit trop aux joueurs " c'est bien ", après il y a une baisse de régime. On a passé toute la semaine à corriger certaines choses. On verra dimanche si le message est passé.