Une pluie tenace, un jeu haché et souvent fermé, des pertes de balles abondantes ... le jeu en mouvement de Frédéric Antonetti a eu bien du mal à s'exprimer. L'équipe défensive alignée d'entrée par Guy Lacombe (4-5-1) ne laissait pas de doutes aux ambitions monégasques.
Une terne première période
Durant toute la première période, le public rennais assiste à un pauvre spectacle. Monaco dans son rôle d'équipe de contres, attend les Bretons qui, sous les consignes de Frédéric Antonetti, ne prennent que peu de risques.
Si les " Rouge et Noir " ont le plus souvent le ballon, les offensives se terminant par une frappe sont rares. Jirès Kembo, à la 25e minute, montre l'exemple d'une frappe des 25 mètres sans trouver le cadre.
Les Monégasques ont finalement la meilleure opportunité grâce à leur attaquant Park, à la 30e minute, auteur d'un joli retourné.
En début de seconde période, le schéma se répète. Park, seul au six mètres peut changer le cours du match mais le Coréen, souvent bien placé n'a pas la réussite avec lui. Jirès Kembo, auteur d'une frappe rasante, répond au Coréen.
Montano buteur sur pénalty
Comme souvent dans un match fermé, la décision se fait sur un coup de pied arrêté. C'est également le cas dans cette rencontre suite à une main dans la surface de réparation à la 63e minute de Mendy sur un centre tendu de Jirès Kembo. Monsieur Tual siffle logiquement pénalty et Victor Montaño, d'une belle frappe puissante inscrit son premier but au Parc des sports de la route de Lorient.
Cette ouverture du score fait le plus grand bien aux hommes de Frédéric Antonetti qui conservent la possession du ballon. Les Bretons peuvent même doubler la mise à la 77e minute, sur un joli travail de Victor Montaño ponctué par une frappe de Jérôme Leroy entré en jeu à la place de Stéphane Dalmat.
Peu dangereux, Monaco donne tout de même des sueurs froides aux 21 000 spectateurs. A la 90e minute, sur un coup franc frappé par Ruffier, Gakpé fait briller Nicolas Douchez, qui évite l'égalisation grâce une claquette magistrale.
Si cette victoire aux forceps permet aux Rennais de rester dans le très haut de tableau, elle démontre également la capacité des joueurs de Frédéric Antonetti à s'imposer sans véritablement bien jouer. Chose difficilement réalisable la saison dernière et qui pourrait changer beaucoup de choses...