J.Carrasso : « Je me dois d'être à la hauteur »

Recrue estivale du SRFC, Johann Carrasso travail sans relâche dans l'ombre de Nicolas Douchez. Mercredi à Caen, il sera titularisé en l'absence du n°1 qui doit se faire opérer ce mardi.

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Johann, tu dois attendre avec impatience ta titularisation à Caen...
Ce sera avec beaucoup de plaisir que je commencerai ce match. Je me dois d'être à la hauteur. Surtout que l'on n'a pas pris de buts depuis quatre rencontres. L'équipe n'a encaissé que onze buts. ça fait du bien même si je ne vais pas enchaîner les matchs. J'espère avoir les repères assez rapidement.

Ne crains-tu pas le manque de rythme ?
Le poste de gardien est à part. La difficulté sera plus de l'ordre technique comme la lecture des trajectoires. Il faudra se mettre en confiance notamment lors des premiers ballons. ça fait un mois et demi que je travaille avec l'équipe titulaire à l'entraînement car Nico est ménagé. J'ai quelques repères.

Est-ce plus facile de débuter face à Caen que face à Lyon ou Marseille ?
Sur le plan personnel, je n'ai rien à perdre car les gens ne me connaissent pas ou peu. Mais je ne pense pas que ce soit plus facile.

Te sens-tu bien physiquement ?
Je me sens vraiment bien depuis un mois et demi. Je me suis remis de ma blessure au genou. J'ai toujours joué à Montpellier. Il m'a fallu du temps pour m'adapter. J'ai fais un gros travail athlétique que je n'avais jamais fait auparavant. Je me suis réfugié dans le travail avec Christophe Revel, l'entraîneur des gardiens. Il faut maintenant le montrer sur le terrain.

Comment vis-tu ce rôle de n°2 ?
Je n'avais pas vécu cette situation à Montpellier car j'étais titulaire. Je m'étais préparé mentalement à cette situation en venant à Rennes. A moi de répondre présent mercredi. Si oui, je pourrai dire que j'ai franchi un cap. J'ai signé un contrat de quatre ans. Je dois montrer que je peux prétendre au poste de titulaire à court ou long terme. J'étais conscient que je n'arrivais pas en tant que titulaire. J'ai assimilé le poste de doublure.

Que penses-tu de ton équipe en tant qu'observateur ?
On est beaucoup critiqué mais il faut avoir conscience de la jeunesse de l'équipe. ça n'explique pas tout. Mais on a quand même 31 points avant ce match. Ces points, on ne les a pas volés. Les critiques, on les prend, et c'est ce qui nous fait avancer.

Abdoulaye Diallo est également très prometteur. Ne redoutes-tu pas son éclosion ?
Cette pression existe dans tous les clubs de Ligue 1. Elle nous fait avancer. C'est bénéfique pour tout le monde. Le club en profite.

On a vu Fabien se diriger vers toi après le but de la victoire samedi dernier. Est-ce un hasard ?
Il a été l'un des premiers à m'accueillir à bras ouverts. On a eu un relationnel particulier et ça s'est amplifié depuis sa blessure. On s'aime bien. ça m'a fait plaisir de le voir rentrer. J'ai eu une joie inhabituelle sur le but. Passe décisive de Fabien pour son retour, c'est une belle histoire.