Julien Féret : « le courant passe bien »

Après deux semaines de vie avec ses nouveaux coéquipiers, Julien Féret nous livre ses premières impressions sur son nouveau club.

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Julien, même si tu as été formé au SRFC, as-tu l'impression de découvrir un nouveau club ?
Oui entre guillemets car je n'ai pas connu le monde pro à Rennes. De plus, le staff et les éducateurs ne sont plus les mêmes à part Patrick Rampillon qui était déjà là à mon époque. C'est lui qui m'avait fait venir au club. Le centre d'entraînement a beaucoup changé. Le club a évolué dans le bon sens. Le club commence à s'installer assez haut dans la hiérarchie. Cette équipe est en pleine croissance.

C'est donc une satisfaction de porter le maillot de ton club formateur...
Bien sû r mais je n'avais pas de plan de carrière défini. Avant de quitter le Stade Rennais F.C., je n'avais pas joué plus haut que la CFA. ça s'est fait au fur et à mesure. Quand je jouais à Cherbourg, je me suis dit que je voulais vraiment évoluer en Ligue 1. J'ai compris pourquoi cela n'avait pas marché au Stade Rennais F.C. J'ai rattrapé le temps perdu en passant par plusieurs étapes, le National puis la Ligue 2.

Passer de Nancy à Rennes, est-ce une progression ?
A 29 ans, arriver dans un club comme le Stade Rennais, c'est une progression. J'en suis conscient. J'aurais pu le faire plus tôt mais le destin a fait que j'ai " perdu du temps ".

" la volonté de le faire ensemble qui va déterminer le rendement de l'équipe "

Penses-tu pouvoir te fondre facilement dans le système de jeu rennais ?
Depuis la reprise, on fait souvent du jeu l'après-midi. On met des choses en place et j'ai remarqué, qu'ici, c'est plus tourné vers l'offensive qu'à Nancy. Frédéric Antonetti demande beaucoup de maîtrise technique pour bien préparer les actions. C'est un style qui me plaît. Je peux m'adapter à n'importe quel joueur. C'est la volonté de le faire ensemble qui va déterminer le rendement de l'équipe.

La dernière fois que tu as rencontré le Stade Rennais en championnat, tu as fait des malheurs. Avais-tu une motivation particulière ?
J'aimerais bien que ce soit toujours comme cela. Ce n'est jamais évident de faire durer les performances. J'avais beaucoup de volonté ce jour là. Non pas par rapport à Rennes mais Nancy devait se sauver. Jouer le maintien est formateur. J'espère garder cette motivation.

T'estimes-tu être le remplaçant de Jérôme Leroy ?
C'est un très bon joueur. Il a eu une très grande carrière. A aucun moment je ne peux me comparer à lui. On n'a pas eu le même parcours. Il a commencé très tôt au PSG. Il a un nombre incroyable de matchs en Ligue 1. Il a une très grande longueur d'avance. Nous avons des styles différents.

Comment se passe ton intégration ?
Moi et les autres nouveaux joueurs avons été très bien accueillis. Il faudra un peu de temps pour connaître tout le monde. Le courant passe déjà bien avec certains, cela permet de s'intégrer plus facilement.

Penses-tu pouvoir encadrer les jeunes ?
Ce n'est pas parce que je suis l'un des plus âgés que je dois être un cadre. A l'inverse, ce n'est pas parce que l'on est jeune qu'on ne peut pas en être un. ça viendra tout seul. J'essaierai d'apporter quelques conseils.

Tu as connu le synthétique à Nancy. Te réjouis-tu de rejouer sur du vrai gazon pour les matchs à domicile ?
Oui c'est une bonne chose. Je préfère jouer sur une pelouse naturelle car depuis tout petit je joue sur de l'herbe. Le synthétique n'est pas une mauvaise chose mais passer d'une surface à l'autre, c'est compliqué. Il faut se réhabituer à chaque fois. Je pourrais dire à mes coéquipiers ce qu'il faut faire et ne pas faire sur ce type de surface.