Comment s'est passé votre retour en France ?
Caen cherchait un arrière gauche. Mon agent a eu des contacts avec le Stade Malherbe. D'autres clubs ont porté un intérêt, mais j'ai choisi Caen. Ce n'est pas loin de chez moi.
Je voulais revenir dans l'ouest de l'Europe et Caen pour moi c'est formidable. Depuis que je suis arrivé tout se passe bien, le groupe est sein et très accueillant.
Comment s'est passé ton départ du Stade Rennais F.C. ?
Je suis arrivé à l'âge de 5 ans au Stade Rennais. Jusqu'au niveau pro. A 16 ans et demi, je m'entraînais avec les pros. Je pense que j'avais besoin de voir autre chose. Ce n'est pas bon d'être trop protégé. Partir en Biélorussie m'a fait du bien, j'ai appris le métier. Mais je n'oublie pas Rennes et le Stade Rennais qui est mon club de cœur.
La Biélorussie c'était une destination peu commune ?
Oui,j'étais tout seul avec ma fiancée. C'est sur que c'est complètement différent. J'ai appris à me débrouiller par moi-même. Au début, ce fut difficile, mais je m'y suis fait. J'ai appris le Russe au bout de six mois. Au niveau football, j'ai pu découvrir un autre championnat, jouer contre Moscou, la Coupe d'Europe... ça forge le caractère. Être parti là-bas m'a fait devenir un homme.
Il y aura de la revanche dans l'air ce samedi ?
Je ne pense pas que ce soit une revanche. Si le Stade Rennais ne m'a pas fait signer, c'est qu'il y a des choses qui n'allaient pas. Je n'en veux à personne. C'était mon club depuis l'âge de 5 ans, mais comme je l'ai dit j'avais besoin de partir. Aujourd'hui, je suis content d'être à Caen et si j'ai l'occasion de marquer contre Rennes, je ne la mettrai pas à côté !
Merci à smcaen.fr