Philippe Montanier : « Il a fallu de la persévérance. »

L'entraîneur du SRFC a été élu meilleur entraîneur de la Liga sur la saison 2012-2013 devant Tito Vilanova, José Mourinho ou encore Manuel Pelligrini. Le lundi 21 octobre prochain, Philippe Montanier se rendra en Espagne pour recevoir sa distinction.

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Philippe, comment accueillez-vous cette récompense ?
A l'école, je n'ai pas eu beaucoup de prix (rires). Je suis honoré de cette récompense. Surtout qu'en Liga, il y a de bons entraîneurs. Cela récompense la saison de la Real Sociedad qui n'a pas été simple. Il n'y a jamais de saison facile mais comme je dis souvent, c'est l'arrivée qui compte, et le dénouement a été appréciable.

" Je partage aussi cette récompense avec Michel Troin "

Êtes-vous flatté ?
C'est intéressant car cela s'est fait dans la difficulté. L'essentiel, c'est de persévérer et de continuer à travailler. C'est aussi la récompense des progrès de l'équipe sur les deux dernières saisons.

C'est aussi une reconnaissance pour le binôme que vous formez avec votre adjoint...
Je partage aussi cette récompense avec Michel (Troin) et le staff technique qui était avec nous à la Real Sociedad. C'est un travail d'équipe. Les joueurs ont adhéré et ont aussi été persévérants. A travers moi, c'est une récompense pour tout le monde car malheureusement je ne suis pas le meilleur entraîneur du monde.

" La réussite s'est construite sur quelques exploits "

Quel est votre meilleur souvenir en Espagne ?
On pense aux bons mais aussi aux très mauvais. On a été dans la difficulté. Beaucoup de personnes pensaient que le maintien serait difficile. La réussite s'est construite sur quelques exploits, comme lorsque l'on a battu le Barca, et quand nous sommes allés battre Valence 5-2. Il y a eu des matchs clés.

Imaginiez-vous, il y trois ans, battre le FC Barcelone ?
On n'imagine jamais rien. On est plus dans le présent que dans le futur. On ne pense qu'à la prochaine échéance.

Que vous ont apporté ces deux en Espagne ?
Toute expérience est bénéfique. Le plus dur était d'être dans un championnat étranger, avec une langue différente, une culture différente et réussir à imposer ses méthodes de travail. J'ai appris footballistiquement et dans tous les domaines, à maintenir le cap dans un environnement hostile. Il a fallu de la persévérance.