Depuis le début de la saison, entamée le 28 juillet en Géorgie, les " Rouge et Noir " ont joué 40 matchs toutes compétitions confondues. Il reste encore 13 matchs à jouer, voire plus si la Coupe de France sourit aux Rennais. Pour tenir jusqu'à la fin, le staff a établi un programme précis et installé son camp de base à Carnac.
Nicolas Dyon, préparateur physique, a comme d'habitude individualisé le travail : " Tous les joueurs n'ont pas le même objectif. Certains doivent plus récupérer que d'autres. On analyse les temps de jeu en club et en sélection. Les joueurs qui ont le moins joué ou qui reviennent de blessure ont un rappel physique. Ils ont une charge de travail plus importante. "
Ce stage qui vient s'intercaler dans le calendrier n'est pas pour autant une nouveauté : " Cela fait onze ans que je travaille avec Frédéric Antonetti. Nous avons toujours fait cela à la mi-octobre et à la mi-mars. L'année dernière, nous n'avons pas pu le faire car nous avions trop de blessés. Cela aurait été contre-productif " précise l'adjoint de Frédéric Antonetti.
Pour Nicolas Dyon, le choix de se retirer à Carnac n'est pas anodin. " Quand on est sportif de haut niveau, il y a des choses très simples à faire : bien manger et bien dormir. Ici, on est dans un endroit parfait pour cela. Les organismes ont besoin de retrouver du calme et du repos. "
Frédéric Antonetti estime que ce rendez-vous est quasi indispensable pour tenir jusqu'à la fin de la saison. " Nous sommes ici pour deux objectifs. Le premier est de récupérer. Certains ont beaucoup donné. Je pense à Yann M'Vila, Jonathan Pitroipa ou encore Kévin Théophile-Catherine. Puis, il y a un groupe qui a besoin d'une piqû re de rappel pour tenir physiquement jusqu'à la fin de la saison. Nous les incitons aussi à avoir une hygiène de vie d'athlète de haut niveau. Les joueurs peuvent bien dormir et manger sainement. Nous avons des conditions de travail excellentes pour ça. Nous sommes bien reçus. Pour la récupération et l'alimentation, la thalassothérapie de Carnac est très bien. "
Cette mise au vert est aussi l'occasion de souder les troupes. " Le fait de vivre ensemble est bon pour la cohésion. "
Et même si les joueurs préféraient rester en famille ou avec les amis, ils ont bien conscience de l'intérêt de cette mise au vert. Jean-Armel Kana-Biyik le premier. " C'est pour notre bien et celui de l'équipe. J'espère que cela portera ses fruits pour les prochaines échéances et que l'on arrivera frais physiquement et mentalement pour le début du mois d'avril, jusqu'à la fin du championnat. Cette année, nous sommes plus nombreux. Mev (Mevlut Erding), par exemple, va nous amener du peps. "
Même son de cloche pour Victor Hugo Montaño, qui vient pour la troisième fois dans la cité morbihannaise. " On doit délaisser nos familles mais c'est le métier. Il faut se reconcentrer. On prépare le sprint final du championnat. C'est un petit rappel pour ceux qui ne jouent pas beaucoup. Cela permet de se renforcer physiquement. On fait des efforts pour le bien du groupe. "