Romain, comment expliques-tu la claque reçue face à Caen ?
On ne va pas se cacher derrière la fatigue mais on avait quand même 120 minutes dans les jambes. En seconde période, j'ai eu une occasion d'égalisation, Philipp (Hosiner) aussi. A 2-2, le constat aurait été différent. Nous nous sommes effondrés après le troisième but.
Comprends-tu la déception des supporters et observateurs ?
Quand on fait une série de neuf matchs sans défaite en encaissant peu de buts, il y a forcément des motifs d'espoirs. Il faut aussi se dire qu'on a eu de la réussite. Tout le monde s'enflammait. Les gens étaient dithyrambiques à notre égard. Six matchs plus tard, c'est une catastrophe. C'est assez difficile à suivre. Nous-mêmes, nous avons du mal à comprendre.
Nous ne sommes pas condamnés à la 10ème place. Il reste beaucoup de matchs à jouer.
Est-ce alors la manière qui dérange ?
Il n'y a que le résultat qui compte. A Evian, on réalise un bon match, on fait 1-1 et on nous dit que ce n'est pas bien. J'ai trouvé que l'on avait fait une très bonne première mi-temps en Coupe de France contre Reims. Il y avait de bons mouvements. Tout en étant solides, beaucoup de ballons étaient dans le camp adverse. Et pourtant, on a du attendre la séance des tirs aux buts.
Pensais-tu, il y a six mois, que le Stade Rennais F.C. allait se battre pour le maintien ?
Nous avons commencé la saison avec 12 nouveaux joueurs. Il y a forcément des interrogations au début. Le club est amené à jouer plus que le maintien. Rennes doit chercher plus haut mais c'est plus compliqué depuis quelques années.
Le Stade Rennais reste sur deux victoires à Paris. Ce n'est pas mission impossible...
Sur deux ans, je ne sais pas si on ne peut pas parler de tradition. Peut-être jamais 2 sans 3... C'est toujours mieux de se déplacer à Paris quand on est en pleine confiance mais ce n'est pas le cas. Cela va permettre de remobiliser tout le monde.
D'autant plus que le PSG est moins flamboyant que l'an passé...
Ils ne sont pas bien mais ils ont quand même gagné deux fois à Saint-Etienne cette saison par exemple. Ce n'est jamais facile dans le Chaudron. Ce sera un moment difficile, c'est sû r.