Rolland Courbis : « Pas mal de choses à améliorer »

La satisfaction des derniers résultats de son équipe, les progrès à effectuer ou encore la performance de Yoann Gourcuff face à l'Olympique de Marseille, Rolland Courbis profite de cette trêve internationale pour faire le point à sept rencontres du terme du championnat.

Partager
34609.jpg

Rolland Courbis, avec le recul, quelle sensation vous laisse cette large victoire au Vélodrome ?
C’est en effet un très beau succès. Mais je garde la même analyse qu’après les matchs face au Toulouse FC, au FC Nantes ou face à l’Olympique Lyonnais. On vient de prendre dix points sur douze possibles, c’est énorme, mais il reste encore pas mal de choses à améliorer. Ce qui nous rend optimiste pour la suite.

Certes des choses à améliorer mais aussi beaucoup d’améliorations ces derniers temps ?
Ce sont des choses à conserver, mais je le répète, nous pouvons encore nous améliorer. À mon arrivée, on nous reprochait de ne pas savoir marquer dans le jeu, comme si les coups de pied arrêtés ne faisaient pas partie du jeu… Enfin bon, je m’adapte. Sur les derniers matchs, nous avons su rectifier le tir avec treize buts en quatre matchs, ce qui nous donne beaucoup de satisfaction. D’un autre côté, je mets de suite en parallèle les buts encaissés. Certains normalement, mais beaucoup étaient évitables dus à des erreurs collectives ou individuelles. Nous devons impérativement nous améliorer dans beaucoup de secteurs pour parvenir à être encore plus solides et devenir une équipe vraiment difficile à manœuvrer. Même si nous sommes sur le bon chemin.
Sur ces sept derniers matchs, sincèrement, je vois tellement de matchs qui se jouent sur des détails que c’est, pour moi, très passionnant de voir ce que nous serons capables de faire. Quand je regarde notre calendrier, je ne nous vois pas être certains de gagner contre qui que ce soit mais je ne nous vois pas non plus certains de perdre contre une équipe. Tous les matchs sont tout simplement jouables.

Pensez-vous que Yoann Gourcuff a passé un cap face à l’Olympique de Marseille ?
Il est effectivement en nette amélioration mais en plus de cela, nous voyons également ses performances aux entrainements. Je m’explique. La semaine qui a précédé Lyon, il était encore sur la réserve. Il faut aussi penser au contexte entre l’OL et Yoann qui n’est pas facile à gérer pour lui. Par contre, avant le déplacement à Marseille, c’est la première fois que je le vois aussi bon lors des séances. Et cela s’est ressenti dans sa performance. Après, son efficacité et ses talents de buteur restent quelque chose de nouveau. Il y a trois semaine, je ne pense pas qu’il lui serait venu à l’esprit de tenter une tête plongeante ou oser une frappe à 25m. C’est une très bonne évolution.

Au delà du jeu à proprement parlé, êtes-vous rassuré par la force mentale et collective de votre groupe qui peut être un atout important dans un sprint final ?
C’est, certes, une valeur forte mais cela ne se crée pas tout seul. Une joie de vivre ensemble qui se transforme en joie de jouer ensemble, cela ne tombe pas du ciel. C’est un travail qu’il faut entretenir et se servir car cela me paraît indispensable dans cette course finale. Je ne sais pas si cela suffira, il y a évidement d’autres qualités à avoir mais voir l’engouement et l’ambiance dans notre vestiaire, c’est vraiment très positif. Et cela se transmet sur le terrain. Le public et les supporters le voient et c’est une joie de les voir quitter le stade fiers de leur équipe.

Entre un déplacement à Marseille et la réception du Stade de Reims, quel est le match le plus compliqué à jouer ?
On me dit que l’Olympique de Marseille est en grande difficulté, que ce n’était pas si compliqué de gagner là-bas. Mais je vois surtout qu’ils ne perdaient pas beaucoup. Ils faisaient beaucoup de nuls et très peu de défaites, encore moins en encaissant cinq buts. Donc je ne sais pas si la réception du Stade de Reims va être plus ou moins compliquée. Ce que je sais, c’est que cette victoire nous permet de la préparer sereinement avec beaucoup de confiance.

La trêve internationale arrive-t-elle au bon ou au mauvais moment ? Vous auriez préféré continuer pour faciliter la poursuite de cette dynamique ou le repos est le bienvenu ?
C’est difficile à dire. J’espère surtout que nous n’aurons pas de blessés parmi nos internationaux, c’est ma hantise. Nous avons déjà perdu une arme que je nomme Paul-Georges Ntep donc il serait préférable de ne pas en perdre une autre. Je regarde les résultats, le niveau des prestations de chacun mais je me renseigne avant tout sur l’état de forme de chacun après les matchs (rires).

Comment allez-vous la gérer en terme de contenu d’entraînement ?
Il y a forcément un programme différent pour certains mais je ne change pas radicalement de programme. Il faut continuer à travailler sérieusement comme s’il y avait un match de compétition le week-end. Je suis contre les matchs amicaux car j’appelle ça des matchs à blessures. Je préfère largement les oppositions entre nous, même si cela m’a valu quelques désaccords par le passé.