Sandrine, quel est l'objectif de votre visite ?
Je prépare le professorat de sport et je me dois de connaître les parcours d'excellence de la fédération française de football. Mon tuteur, Guy Ferrier, (Ndlr : responsable des sélections féminines et du développement de la pratique du football féminin) m'a proposé de découvrir le meilleur centre de formation. J'ai pu voir le gros travail réalisé par le club notamment au niveau de la scolarité. On voit aussi que le club forme des footballeurs mais aussi individus qui obtiendront un diplôme. C'est une très bonne chose car on sait que tous les jeunes ne perceront pas dans le milieu du football.
Vous aimeriez entrainer après votre carrière de footballeuse ?
Pourquoi pas. Ce serait intéressant de voir ce qu'il se passe de l'autre côté. Je n'ai pas la prétention d'aller entrainer chez les garçons mais voir déjà ce qu'il se fait c'est très intéressant. Le niveau chez les filles n'est pas le même mais cela reste du football.
Le football féminin a connu une forte notoriété. Est il en pleine essor ?
Lorsqu'une équipe nationale est championne on sait que c'est un vecteur de progression et de médiatisation. Mais il n'y a que 70 000 licenciés, on est loin des hommes (plus d'un million). Nos derniers résultats en équipe de France et ceux de Lyon ont boosté notre sport.
Quelle est votre actualité aujourd'hui ?
On sort d'une petite trêve. On est première et on joue Montpellier qui est une très bonne équipe. En sélection, c'est comme chez les garçons, c'est une période assez creuse. La compétition reprendra à partir du 15 février prochain.