Philippe, cette victoire à Angers fait du bien, peut-on parler de tournant ?
Dans une saison, toutes les équipes font face à des matchs charnières. On peut parler de tournant mais ce n'est pas le premier et ça ne sera pas le dernier. Il est vrai que ce succès fait du bien car il fait suite à une série de matchs difficiles. Mais on en a eu d'autres au début de saison pour se maintenir dans le top 5 qu'on a moins bien négocié et qui étaient passés plus inaperçus.
On a senti un état d'esprit conquérant qui animait les joueurs lors de cette rencontre...
Oui c'est vrai. Même si ça ne veut pas dire que sur les autres matchs, on ne voulait pas la victoire. On voyait bien ces derniers temps, notamment à Monaco et à Lorient, qu'il ne nous manquait pas grand chose pour basculer du côté de la victoire. Il fallait ce supplément d'énergie, cette prise de conscience également, pour que ces petits détails basculent en notre faveur.
Cette victoire casse une mauvaise spirale qui aurait pu toucher le moral du groupe ?
Toutes les équipes sont confrontées à ce genre de période dans la saison. ça peut amener un manque de confiance, surtout quand vous avez l'impression que tout s'enchaîne contre vous. Donc oui, c'est important de casser cette spirale, qui n'était pas extrêmement négative mais pas positive non plus. Les matchs nuls ne nous faisaient pas beaucoup avancer et le fait de ne pas perdre donne cette impression que ce n'est pas si mal. Or quand ils sont entrecoupés de défaites, le doute peut très vite envahir les esprits.
Plus que la performance offensive, c'est le bloc équipe qui a maîtrisé son sujet ?
Quand on regarde bien, nous n'avons pas été flamboyants offensivement, seulement trois tirs cadrés pour deux buts. On sait que tous les matchs remportés sont dus à une grande efficacité offensive et c'est le cas pour beaucoup d'équipes. Bizarrement, les plus grandes déceptions, face à Ajaccio ou Troyes, sont des matchs où l'on a eu le plus d'occasions et la moins bonne efficacité.
La performance et la joie de Gelson Fernandes après son but est un peu le symbole de l'envie rennaise sur ce match ?
C'est surtout le symbole de l'état d'esprit qui anime ce groupe. Gelson apporte ça naturellement, c'est dans sa personnalité. On peut également ajouter Benjamin André et Abdoulaye Doucouré qui ont fait un match énorme au milieu. Je pense que ça s'est joué là. On a été très performant dans l'entrejeu, surtout dans notre capacité à bloquer leurs atouts majeurs que sont Cheikh Ndoye et Thomas Mangani.
On arrive au premier tiers du championnat, le Stade Rennais F.C. est huitième avec vingt points. Quel premier bilan peut-on faire ?
Le championnat est extrêmement serré. On est à la fois très proche du podium mais aussi du ventre mou. Tout le monde peut battre tout le monde. Chaque match est important et a une vraie signification sur le classement. Un bilan est difficile à faire car il y a énormément de paramètres qui rentrent en compte, dont le calendrier. Avec vingt points à la treizième journée, notre situation est loin d'être catastrophique. Mais il faut rester constamment vigilant car toutes les rencontres sont difficiles.
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