Victor, tu es heureux de retourner à la Mosson ?
Ce sera particulier, un beau moment. J'étais déçu de ne pas jouer le match aller car j'étais blessé. J'ai envie de ramener un bon résultat de Montpellier. Ce sera un bon test car ce n'est pas facile de gagner là-bas. L'équipe est prête. On a envie de poursuivre notre série. Certains de mes anciens coéquipiers m'ont demandé de stopper ma série de buts mais je ne vais pas me priver de marquer si je le peux !
A quel match doit-on s'attendre ?
Il faut s'attendre à un match costaud. Ils vont nous rentrer dedans. Il va falloir mettre le costume de guerrier. Face à des " grandes " équipes, Montpellier est super motivé et ne lâche rien. On va essayer de jouer comme on le fait depuis plusieurs matchs.
Sur quelle faiblesse montpelliéraine devrez-vous vous appuyer ?
Le fait que Spahic ne joue pas est une bonne chose pour nous car c'est un joueur très intelligent. Il sait très bien faire ressortir le ballon. Il faudra en profiter mais à Montpellier, c'est comme à Rennes, il y a de bons jeunes capables de s'exprimer. On va surtout se concentrer sur notre manière de jouer.
Tu démarres 2011 sur de bonnes bases...
Au départ, c'était bien parti pour moi. La blessure m'a handicapé dans ma progression avec le Stade Rennais. Mes six premiers mois ont été moyens mais je ne doute pas de mes qualités. Je suis en train de retrouver petit à petit mon niveau. Je me sens physiquement bien. Je touche du bois pour ne plus être blessé jusqu'à la fin de saison. J'ai encore beaucoup de progrès à faire. L'arrivée de Razak Boukari a apporté de la fraicheur devant. On trouve des automatismes et on se partage le boulot.
Le SRFC peut-il faire mieux que le Montpellier de l'année dernière qui a terminé 5e ?
Rennes est plus armé. ça joue mieux au football. Après je ne sais pas si on va tenir ce rythme jusqu'au bout mais je pense que l'on a l'équipe pour terminer dans les cinq premiers. On n'est pas là par hasard. Même avec les blessures, on reste dans le haut de tableau. J'espère que l'on aura une belle place en fin de saison. Si on ne finit pas dans les trois premiers, ça voudra dire que les autres équipes sont plus fortes.
Avec le retour des blessés, il va falloir batailler en attaque...
On ne peut pas se relâcher car derrière il y en a qui ont faim. Les places sont de plus en plus chères. Tout le monde doit se bouger pour garder sa place. On doit poser des problèmes au coach dans ses choix. Jires et Yacine reviennent, c'est bien pour l'équipe.
Frédéric Antonetti te fait-il progresser ?
Il fait du bon travail. En espagnol, on dirait que c'est un " footballero ". C'est quelqu'un qui analyse beaucoup les matchs. Quand on a l'impression qu'il ne nous regarde pas, il nous observe quand même. Personnellement, il m'a aidé dans mes déplacements. Je pense qu'il est content des efforts que l'on fait mais il sait que l'on peut faire mieux. On le suit jusqu'au bout.