Que relève l'importance du prochain match face à Sochaux ?
Il va falloir s'imposer samedi soir pour rester dans le peloton de tête. Ce sera dur car Sochaux aussi a besoin de points.
T'attendais-tu à une telle cadence dans le haut de tableau ?
On savait que Paris et Montpellier allaient continuer sur ce rythme. On sait que ce sera dur d'être dans les trois, quatre, cinq premiers. On va s'accrocher. On va tout donner pour rester dans la course aux cinq premières places.
Vous n'avez plus trop le droit à l'erreur...
Tout peut aussi aller très vite dans le football. On se concentre sur nous-mêmes. On essaye de prendre le maximum de points en attendant quelques faux pas des équipes de devant. C'est prendre la place d'une grosse équipe. ça se jouera à seulement quelques points. C'est pour cela qu'il faut être performant face aux équipes qui se situent entre la 8e et la 20e place.
Ressens-tu une certaine pression avant la réception des Sochaliens ?
De la pression, il y en a un peu car on a des gros objectifs cette année. Il ne faut pas non plus en rajouter. Il faut continuer à travailler, être sérieux. Ne pas continuer à se déconcentrer comme on a pu le faire en deuxième mi-temps face à Evian en encaissant deux buts. J'ai confiance en cette équipe. Cette année, on peut faire quelque chose.
Comment juges-tu ton retour à la compétition ?
Je reviens petit à petit grâce à l'enchaînement des matchs et des semaines d'entraînement. Je retrouve du rythme. Depuis février 2011, je n'ai pas enchaîné. J'ai beaucoup appris sur moi-même. Je relativise plus. Auparavant, quand je ressentais une petite gêne, je voulais continuer à jouer. Je sais maintenant qu'il vaut mieux rater un entraînement et ne pas forcer. Mentalement, je suis plus fort. ça va peut être me permettre d'avancer plus rapidement.
La vague de froide actuelle est-elle handicapante ?
C'est sur que c'est mieux de jouer en été sur de bons terrains. Surtout pour notre style de jeu. Les conditions sont les mêmes pour toutes les équipes de Ligue 1. Il faut faire avec. Chaque année, il y a des matchs annulés, des matchs qui se jouent dans des conditions extrêmes comme samedi dernier à Nancy. Ce ne sera pas une excuse.
Redoutes-tu la concurrence en attaque ?
Je m'entraîne pour essayer de retrouver mon niveau. Après, c'est le coach qui fait ses choix. L'année dernière, si on avait eu ce même effectif, peut être que l'on serait allé au bout. On a craqué à la 30e journée suite à des blessures et des baisses de régime. Aujourd'hui, on a un gros effectif qui j'espère va nous permettre d'aller au bout.
Mais les places de titulaires sont chères...
Bien sû r. On est conscient de la concurrence. On a un groupe solidaire, très soudé. On n'en parle pas plus que ça en dehors du terrain.