Le mercato avance et le Stade Rennais F.C. poursuit sa série en mettant en avant les héros du quotidien. Nouvel épisode chez Déclic Femmes, association rennaise reconnue d'éducation populaire, dont la mission est d’aider chaque femme exilée ou d’origine étrangère, à s’insérer et à s’émanciper. Entretien avec Sarah, médiatrice en insertion sociale professionnelle.
Quel est votre rôle à Déclic Femmes ?
J’accompagne les femmes qui nous rejoignent sur tous les aspects de leur vie : l’insertion sociale, les sorties culturelles, l’insertion professionnelle quand elles ont le droit au travail. On échange sur leur projet, on les soutient pour la rédaction des lettres de motivation, du CV… Les démarches administratives représentent également une part importante du quotidien. Chaque étape est un pas vers l'autonomie.
Que recherche principalement le public que vous accompagnez ?
Les femmes que nous accompagnons viennent fréquemment pour les cours de français que nous dispensons. C’est notre activité principale avec huit niveaux différents, de l’alphabétisation au niveau B1, requis pour obtenir une carte de séjour de dix ans. Mais on a aussi des cours d’informatique, des ateliers artistiques, de la mosaïque, de la peinture, de la couture toutes les semaines…
Quel est votre mode de fonctionnement ?
On est subventionné grâce aux financements évolutifs de la Ville de Rennes, de Rennes Métropole, de la Région Bretagne et de l’État. Nous pouvons également recevoir des dons mais ce n'est pas notre source principale de revenus.
Déclic Femmes a été fondée en 1995. Comment définiriez-vous la vocation de l’association ?
Effectivement, c’est une association qui existe depuis 31 ans et sur Rennes nous sommes les seuls à accompagner un public à la fois exilé et exclusivement féminin. Nous avons différents profils, certaines femmes qui sont installées depuis longtemps avec leur famille et d’autres arrivées récemment… Notre vocation c’est d’accompagner ces femmes, de leur permettre de s’insérer, de s’épanouir.