Carlos Queiroz a été nommé sélectionneur assez récemment, c'est un changement important avant le Mondial.
« Oui c'est un changement important, deux mois avant la Coupe du Monde. J'avais une excellente relation avec l'ancien sélectionneur (Otto Addo) et je ne connais pas encore Carlos. Mais cela ne change pas grand-chose, l'objectif est toujours le même. »
C’est ta deuxième Coupe du Monde après celle de 2022, tu avais 22 ans à l’époque. Comment abordes-tu cette nouvelle édition, à 26 ans ?
« Je l'aborde différemment, c’est sûr. Je connais le stress, l’appréhension de jouer une Coupe du Monde mais je sais aussi que c’est le rêve ultime. J’ai hâte d’y être ! L'important sera d'être calme face à l'évènement. »
Après la non-participation à la CAN 2026, au Maroc, cet hiver, c'est une belle occasion de rebondir.
« Oui, tout le monde était en colère après la non-qualification, les supporters, les joueurs et le staff. On veut montrer un nouveau visage du Ghana à la Coupe du Monde et rendre fier notre peuple. »
L’ambition cette année, c’est d’aller le plus loin possible.
Depuis 2010 et son incroyable parcours (1/4 de finale, défaite contre l’Uruguay aux tirs au but), le Ghana peine à faire de bons résultats. Que manque-t-il à l'équipe, et comment juges-tu le niveau actuel de votre groupe ?
« Tout le monde compare l’équipe de 2010 avec celle d’aujourd’hui, on nous voit comme un pays qui peut faire mal à l’adversaire et les résultats l’ont un peu montré. Nous devons mettre en avant nos qualités. Et ce n’est pas parce qu’on a créé l’exploit, une fois en 2010, qu’on ne peut plus le refaire. Personnellement, l’ambition sera d’aller le plus loin possible. »
De quoi te rappelles-tu concernant l’épopée du Ghana en 2010 ?
« Je pense immédiatement à la frappe contre l’Uruguay et Luis Suárez qui intervient avec la main. Ce moment est inoubliable pour tout le monde. »
Quel est ton rôle dans cette sélection ?
« Aujourd’hui, au vu du groupe, je fais partie des plus anciens. Mon rôle est le même qu’en club : mettre tout le monde à l’aise, bien accueillir les nouveaux, partager mon expérience. C’est difficile de s’intégrer en équipe nationale puisqu’il y a beaucoup de pression et que tout le monde a beaucoup d’attentes vis-à-vis de toi. »
Comment tu vois votre groupe à la Coupe du Monde (Panama, Croatie et Angleterre) ?
« C’est motivant car si on gagne contre ce type d’équipes, on pourra rêver. Ce seront de bons tests et on sait aussi qu’on a toutes les qualités pour les faire douter. »
Tu disais que votre groupe avait un peu changé. Qui sont les nouveaux leaders depuis André Ayew (36 ans) ?
« Jordan Ayew, son frère, fait beaucoup pour le Ghana. C'est un leader qui prend la parole et qui partage son expérience notamment aux jeunes joueurs. Je peux aussi citer Thomas Partey qui est sélectionné depuis longtemps et Lawrence Ati Zigi. »